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Les-nouveaux-immeubles-écologiques

Bâtiment du futur

La conception, construction et l’entretien d’un bâtiment produisent un impact important sur l’environnement et sur les ressources naturelles. Les maisons que nous habitons ainsi que nos lieux de travail et de loisirs sont une source de pollution. Cependant, les dommages à l’environnement pourraient être considérablement réduits si certaines lignes directrices étaient suivies lors de la construction de nouveaux bâtiments.

Les défis d’aujourd’hui

De nos jours, ces sources de contamination nuisent à la qualité de l’air en milieu urbain : la moitié des émissions de dioxyde de soufre (présent dans les combustibles et les déchets domestiques), un quart de l’oxyde nitreux et le tiers du dioxyde de carbone. L’un des défis de nos sociétés développées est de construire des bâtiments utilisant peu d’énergie non renouvelable, produisant moins de pollution et de déchets en les rendant plus confortables, économiques, sains et sûrs pour tous ceux qui y vivent ou y travaillent.

Des logements « sains »

Placer son lit sur des zones géo-pathogènes (tels que les cours d’eau ou les masses minérales) peut entraîner, selon certaines sources, des troubles de santé comme le stress, perte de cheveux, repos insuffisant, maux de tête ou problèmes de dos. Certains des matériaux utilisés dans les constructions conventionnelles sont généralement associés à des troubles de santé. Pour cette raison, dans les bâtiments « verts », des matériaux écologiques et inoffensifs sont utilisés avec peu d’impact sur l’environnement (briques, bois, pierre, fibres végétales, terres et mortiers avec chaux). Le ciment, le fer et les matières synthétiques sont évités, tout en misant sur les matériaux respirant, autochtones et non polluants qui facilitent l’intégration esthétique de l’immeuble dans le paysage.

Bâtiment du futur

Entre 50 et 80% d’économies d’énergie

Les bâtiments écologiques construits en suivant les directives bioclimatiques peuvent réaliser entre 50% et 80% d’économie d’énergie. Pour ce faire, il est crucial de trouver l’orientation qui permet la captation solaire optimale par temps froid. Dans la conception bioclimatique, il est tenu compte du relief, de la course du soleil et des courants d’air, appliquant tous ces critères dans la distribution des espaces et l’orientation des fenêtres, de sorte que la climatisation ou le chauffage ne soit pas nécessaire. Par conséquent, la distribution des pièces de la maison est fondamentale: la zone de jour au sud; cuisine, salle à manger et salon, au sud-est; salles de bains et lieux de passage, tels que couloirs et vestibule, au nord ou au nord-ouest.

Réduire les consommations d’énergie et d’eau

Bien que l’électricité soit un type d’énergie apparemment propre, elle produit de la pollution électromagnétique, et la générer entraîne un coût environnemental. Les « grands ensembles » de bâtiments construits avec des critères d’éco-durabilité sont pourvus de systèmes d’énergies renouvelables, telles que des installations éoliennes ou solaires, bien que cela limite grandement les lieux de possible implantation.

Une autre dépense importante des bâtiments conventionnels est celle de l’eau, à la fois durant sa période de construction (3 600 litres pour faire une tonne de ciment), que durant son utilisation: en Grande-Bretagne, la consommation domestique atteint en moyenne 160 litres par personne et par jour ; aux États-Unis, elle est de 220 litres.

L’un des principaux problèmes de l’utilisation de l’eau dans les foyers, c’est que l’on ne distingue que rarement entre l’eau potable et celle destinée à d’autres usages domestiques. Les toilettes utilisent un tiers de la consommation totale d’eau dans nos maisons. L’un des objectifs de ces nouveaux immeubles écologiques est précisément le contrôle de la consommation de cet élément rare, ainsi que la distinction entre l’eau potable et l’eau à usage domestique.