- L'augmentation des gaz à effet de serre, liée à l'activité humaine, est responsable du réchauffement climatique.
Au cours du 20e siècle, la combustion fossile, les transports, les industries, la déforestation…, ont accru anormalement le phénomène naturel de l'effet de serre, entraînant sur cette période une augmentation de la température moyenne de la Terre de 0,6 °C.
- En France, 77% de la production d'électricité est d'origine nucléaire.
11,5% sont issus de l'hydraulique, 10% des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) et 1,5 % des autres énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie, biomasse, énergies marines).
- En France, les transports sont responsables d'environ 34,8% des emissions de CO2 (dioxyde de carbone) en 2006.
Soit 137,8 millions de tonne équivalent CO2. Viennent ensuite l'industrie (23,5%), puis le résidentiel tertiaire institutionnel et commercial (22,7%). L'énergie, le traitement des déchets et l'agriculture/sylviculture représentent les 19% restants.
- 4 gaz sont les principaux responsables de la pollution de l'air : l'ozone, le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone.
La grande majorité des polluants proviennent de l'utilisation des combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) pour le transport, l'industrie, le chauffage et dans les centrales thermiques de production d'électricité.
- Entre 1990 et 2004, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) provenant du transport routier n'ont cessé d'augmenter dans l'Union européenne.
L'augmentation est de 6%, alors que pendant cette période, l'Union européenne a réduit ses émissions de dioxyde de carbone de près de 5 %.
- Entre 2004 et 2007, 561 rivières françaises ont été polluées aux hydrocarbures lors de mini-marées noires.
188 de ces pollutions ont été déclarées d'origine inconnue. Parmi les sinistres identifiés, l'industrie est mise en cause dans 72 cas, devant le transport routier (58), les particuliers (55), la distribution et livraison de polluants (44), les eaux pluviales et usées (40), la navigation (35), le vol et la malveillance (23) et l'agriculture (17).
- Pour 2006, les émissions de gaz à effet de serre de la France sont estimées à environ 541 millions de tonnes équivalent CO2.
Le secteur des transports représente 26% des émissions, le résidentiel 19%, l'industrie 20%, l'énergie 13%, l'agriculture 19%, le traitement des déchets 2%.
- Sur la période 1990-2006, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé d'environ 4% en France.
Cette baisse est la plus sensible dans le secteur des transports. Cependant, si les émissions de CH4 (méthane) et de N2O (protoxyde d'azote) ont baissé sur cette période, ce n'est pas le cas du CO2 (dioxyde de carbone) + 2,8% et des gaz fluorés, + 63,2%.
- Le dioxyde d'azote (NO2) provient essentiellement du transport routier et des installations de combustion (centrales énergétiques ...).
Ce polluant de l'air fait l'objet d'une surveillance attentive dans les centres urbains. Malgré l'introduction du pot catalytique qui a réduit les émissions unitaires d'oxydes d'azote, les concentrations dans l'air diminuent faiblement compte tenu de l'augmentation forte du parc et du trafic automobiles en France.
- La cogénération est la production simultanée d'électricité et de chaleur à partir de combustibles fossiles, de déchets ou de biomasse.
La chaleur dégagée lors de la production d'électricité est utilisée pour chauffer des locaux ou dans un procédé industriel. Cela permet d'améliorer l'utilisation de l'énergie. La chaleur étant plus difficile à transporter que l'électricité, les installations de cogénération doivent être placées à proximité immédiate de l'utilisateur de la chaleur.
- En 2005, le bâtiment a représenté en France près de la moitié de la consommation d'énergie.
Soit près de 2 fois plus que les transports. La consommation finale d'énergie dans le bâtiment a progressé de 24% en volume entre 1973 et 2004. Cette évolution est due à l'augmentation de la surface de logement par habitant, à la croissance du parc résidentiel et tertiaire et à la progression de certains usages domestiques (appareils électroménagers, climatisation…).
- Si tous les pays du monde avaient un mode de vie équivalent à celui d'un Européen, il faudrait 3 Terres pour subvenir aux besoins de tous.
La consommation moyenne d'un Européen engendre 9,3 tonne équivalent CO2 dont près de 70% sont générés par l'occupation du logement, le transport en voiture individuelle, l'occupation du bureau, le transport des marchandises et l'utilisation d'appareils électriques.
- Une ligne aérienne haute tension compte en général 3 câbles électriques les uns à côté des autres.
Lorsqu'une ligne est composée de 6 câbles, il s'agit en fait de 2 lignes différentes (3 câbles par ligne). Un câble supplémentaire, appelé câble de garde est généralement disposé au-dessus de la ligne de transport et la protéger de la foudre.
- En France, le réseau d'acheminement de l'électricité est organisé en 3 niveaux : grand transport, répartition et distribution.
Le premier transporte l'électricité des centrales aux zones de consommation (entreprises fortement consommatrices et grandes régions de consommation). Puis l'électricité est acheminée vers les centres de distribution régionaux ou locaux (agglomérations) par le réseau de répartition. Le réseau de distribution l'achemine ensuite vers le client final : PME, villes, grandes surfaces, commerces, maisons des particuliers.
- Le transport par avion de denrées alimentaires a un impact entre 20 et 50 fois plus important sur l'environnement que le transport par train.
Par avion, il génère entre 570 et 1 580 g de CO2 (dioxyde de carbone) par tonne et par kilomètre. Contre 30 g par train. L'avion est surtout utilisé pour les fruits et légumes pour assurer une offre constante et variée aux consommateurs toute l'année. Le transport par camion est aussi très émetteur (210 à 1 430 g/t//km) alors que le transport par bateau est le plus "propre" (15 à 30 g/t/km).
- Le tramway consomme 15 fois moins d'énergie que la voiture par kilomètre et par personne.
En milieu urbain, il permet de transporter beaucoup plus de personnes en 1 heure sur un espace de 3,5 m de large : 22 000 contre 9 000 en autobus et 2 000 en voiture.
- Depuis 1990, les émissions de gaz à effet de serre au Canada ont augmenté de 25%.
Avec plus de 80% des émissions en 2005, la production et la consommation d'énergie sont de loin la plus importante source d'émissions de GES (gaz à effet de serre) au Canada. Une grande quantité de combustibles fossiles est utilisée pour le transport des personnes et des marchandises qui ont représenté 27% de l'ensemble des émissions en 2005.
- Les "emplois verts" ont de l'avenir : ils pourraient générer des dizaines de millions d'emplois dans le monde dans les années à venir.
Le marché mondial des produits et services liés à l'environnement devrait doubler d'ici à 2020. La moitié du marché porte sur l'énergie et l'autre moitié sur les transports, l'eau, l'assainissement et les déchets. Ces emplois devraient permettre de relier réduction de la pauvreté et protection de l'environnement. Sous réserve qu'ils soient respectueux des droits des travailleurs.
- Du champ à l'assiette, les pertes et le gaspillage alimentaire sont d'environ 50% en moyenne dans le monde.
Dans les pays pauvres, les pertes sont importantes en début de chaîne (champs, transport, stockage) et minimes dans les foyers. A l'inverse, la production est plus efficace dans les pays riches mais les citoyens jettent beaucoup d'aliments. Or cette nourriture représente un volume d'eau consommé pour la produire, dans un contexte d'augmentation des besoins en nourriture et donc en eau.
- Aujourd'hui, il existerait plus de 11 000 variétés de pommes, dont près de 7 000 cultivées à travers le monde.
Cette diversité apparente de l'un des premiers fruits consommés au monde (58 millions t récoltées chaque année) masque un déséquilibre dans le poids des variétés. Plus résistantes aux maladies, au transport et au stockage, certaines variétés ont été privilégiées dans les cultures. En France par exemple, la Golden, la Gala et la Granny Smith représentent à elles seules près de 65% des récoltes.
- Les AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne), une réponse pour "manger mieux" et contribuer au développement durable.
Ces associations locales regroupent des consommateurs (souvent urbains) qui souhaitent acheter des fruits et légumes de saison, frais et bio, tout en réduisant les coûts (intermédiaires, transport, emballages). Le principe est simple : l'AMAP s'accorde en début de saison sur un prix de panier avec un agriculteur local, qui le livre à l'association chaque semaine à jour et créneau horaires fixes.
- La pollution sonore sous-marine menacerait l'avenir de nombreux mammifères marins.
Transport maritime, sonars, exploration sismique, construction off-shore, loisirs : au cours des dernières décennies, le "Monde du silence" est devenu un endroit de plus en plus bruyant. Une situation qui modifie considérablement le comportement des espèces, comme l'abandon d'habitat, l'arrêt de l'alimentation ou des changements dans les modes de communication.
- En Europe, la pollution de l'air par les particules ferait perdre 9,6 mois d'espérance de vie.
Elle serait aussi responsable de 386 000 décès prématurés en moyenne. Soit autant que la tabagisme passif. Les particules que nous respirons ont 3 origines : les rejets directs dans l'atmosphère (surtout les transports et l'industrie), la remise en suspension de particules déposées au sol (sous l'action du vent et des véhicules) et la transformation chimique de certains gaz.