- La pollution réduit les ressources en eau douce.
Chaque jour, environ 2 millions de tonnes de déchets sont déversés dans des sources d'eau douce, notamment des rejets industriels, des produits chimiques, des matières de vidange et des déchets agricoles. Si l'on admet que 1 litre d'eau usée pollue 8 litres d'eau douce, la pollution mondiale actuelle pourrait atteindre 12 000 km3.
- Vers 2050, entre 2 et 7 milliards d'individus seront confrontés à une pénurie d'eau.
L'augmentation de la population et le développement économique entraînent une raréfaction progressive de l'eau dans 48 à 60 pays (selon les estimations) et une augmentation de sa pollution. Aujourd'hui, 50% de la population des pays en développement est exposée à des sources d'eau polluées.
- Les populations d'espèces marines ont baissé d'environ 14% entre 1970 et 2005.
Sur 1175 populations de 341 espèces marines. La hausse de la température des mers, les méthodes de pêche destructrices et la pollution sont responsables, en partie, du déclin de la vie marine. Aujourd'hui, 40% des océans du globe sont gravement touchés par les activités humaines et les aires marines protégées ne couvrent que moins de 1% des mers du globe.
- Les populations d'espèces d'eau douce ont baissé d'environ 35% entre 1970 et 2005, en zone tempérée et en zone tropicale.
Soit une réduction supplémentaire de 5% par rapport à 2003. On estime que la superficie des zones humides s'est rétractée de moitié au cours du 20e siècle en raison notamment de la surpêche, de l'invasion d'espèces exotiques, de la pollution, de la création de barrages et de la dérivation des cours d'eau.
- La destruction et la dégradation des milieux de vie sont les premières causes du déclin des espèces vivantes.
A cela s'ajoutent : l'introduction d'espèces envahissantes, les prélèvements non durables, une chasse ou une pêche exessive, la pollution, l'urbanisation et les maladies. Les changements climatiques sont reconnus comme une menace grave en mesure d'amplifier le danger.
- La qualité de l'air des villes de France s'est améliorée sur la période 2003-2006.
Après une déterioration sensible en 2003, le niveau de pollution global actuel est inférieur à celui des années 2000-2002, au vu de l'évolution de quatre grandes catégories de polluants.
- 4 gaz sont les principaux responsables de la pollution de l'air : l'ozone, le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone.
La grande majorité des polluants proviennent de l'utilisation des combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) pour le transport, l'industrie, le chauffage et dans les centrales thermiques de production d'électricité.
- 96% des Européens pensent que la protection de l'environnement est importante pour eux personnellement.
Les problèmes environnementaux qui les préoccupent en priorité sont le changement climatique (57%), la pollution de l'eau (42%) et de l'air (40%). Selon la même étude en 2004, leurs inquiétudes étaient la pollution de l'eau (47%), les catastrophes causées par l'homme (46%), le changement climatique et la pollution de l'air (tous deux avec 45%).
- Entre 2006 et 2007, la présence des micro-particules en suspension dans l'atmosphère de l'agglomération parisienne a augmenté de 6 à 8%.
Cette hausse est due au changement de méthode de mesure et à une météo qui a conduit à d'importants épisodes de pollution au cours de l'année. Pendant cette période, le niveau de pollution particulaire a pour la première fois dépassé la règlementation en situation éloignée du trafic et plus seulement le long de la circulation comme tous les ans.
- Entre 2004 et 2007, 561 rivières françaises ont été polluées aux hydrocarbures lors de mini-marées noires.
188 de ces pollutions ont été déclarées d'origine inconnue. Parmi les sinistres identifiés, l'industrie est mise en cause dans 72 cas, devant le transport routier (58), les particuliers (55), la distribution et livraison de polluants (44), les eaux pluviales et usées (40), la navigation (35), le vol et la malveillance (23) et l'agriculture (17).
- La pollution sonore sous-marine menacerait l'avenir de nombreux mammifères marins.
Transport maritime, sonars, exploration sismique, construction off-shore, loisirs : au cours des dernières décennies, le "Monde du silence" est devenu un endroit de plus en plus bruyant. Une situation qui modifie considérablement le comportement des espèces, comme l'abandon d'habitat, l'arrêt de l'alimentation ou des changements dans les modes de communication.
- En Europe, la pollution de l'air par les particules ferait perdre 9,6 mois d'espérance de vie.
Elle serait aussi responsable de 386 000 décès prématurés en moyenne. Soit autant que la tabagisme passif. Les particules que nous respirons ont 3 origines : les rejets directs dans l'atmosphère (surtout les transports et l'industrie), la remise en suspension de particules déposées au sol (sous l'action du vent et des véhicules) et la transformation chimique de certains gaz.