- La pollution réduit les ressources en eau douce.
Chaque jour, environ 2 millions de tonnes de déchets sont déversés dans des sources d'eau douce, notamment des rejets industriels, des produits chimiques, des matières de vidange et des déchets agricoles. Si l'on admet que 1 litre d'eau usée pollue 8 litres d'eau douce, la pollution mondiale actuelle pourrait atteindre 12 000 km3.
- L'agriculture est responsable de 70% des prélèvements d'eau dans le monde et près de 85% dans les pays en développement.
Du fait de la croissance démographique et économique, la demande en eau des habitations, des activités industrielles et de l'environnement lui-même augmente de plus en plus. Une concurrence pour l'approvisionnement est donc entrain s'installer avec le secteur agricole, alors que les ressources en eau sont de plus en plus limitées.
- En 2025, 24% de l'ensemble des prélèvements en eau seront utilisées à des fins industrielles.
Ce qui correspond à une consommation de 1 170 km3 par an contre 725 km3 en 1995. Une grande partie de cette augmentation se produira dans les pays en développement dont les industries sont désormais dans une phase d'expansion rapide.
- L'utilisation de l'eau à des fins industrielles augmente en fonction des revenus des pays.
De 10% dans les pays à faible revenu et à revenu moyen inférieur, elle passe à 59% dans les pays à revenu élevé. A l'inverse, l'usage agricole représente 82% dans les pays à faible revenu et à revenu moyen inférieur contre 30% dans les pays à revenu élevé.
- Dans le monde, la quantité d'eau douce stockée dans les réservoirs de barrage est 3 à 6 fois supérieure à celle contenue dans les rivières.
La transformation et l'obstruction des systèmes fluviaux pour un usage industriel et domestique, pour l'irrigation et l'énergie hydroélectrique ont fragmenté plus de la moitié des grands systèmes fluviaux.
- Les prélèvements mondiaux d'eau annuels représentent 10% de l'eau douce réellement disponible.
Soit 4 000 km3 par an, essentiellement pour des usages agricoles, industriels et domestiques.
- L'augmentation des gaz à effet de serre, liée à l'activité humaine, est responsable du réchauffement climatique.
Au cours du 20e siècle, la combustion fossile, les transports, les industries, la déforestation…, ont accru anormalement le phénomène naturel de l'effet de serre, entraînant sur cette période une augmentation de la température moyenne de la Terre de 0,6 °C.
- En 2006 en France, le tri des emballages a permis de recycler l'équivalent de 4,4 milliards de bouteilles en verre.
Le verre recyclé, appelé calcin, est déjà la principale matière première de l'industrie du verre.
- Parmi les gaz à effet de serre issus de l'activité humaine, le dioxyde de carbone est le plus important.
Ses émissions proviennent majoritairement de la combustion des energies fossiles (charbon, gaz, pétrole). Le reste est issu de l'industrie (fabrication du ciment) et de la déforestation.
- Les gaz fluroés peuvent séjourner dans l'atmosphère jusqu'à 50 000 ans.
Utilisés comme gaz réfrigérants dans les systèmes de climatisation, comme gaz propulseurs dans les aérosols ou dans certains procédés industriels (composants d'ordinateurs par exemple), ils ont également un pouvoir de réchauffement nettement plus important que celui du dioxyde de carbone (CO2).
- En France, les transports sont responsables d'environ 34,8% des emissions de CO2 (dioxyde de carbone) en 2006.
Soit 137,8 millions de tonne équivalent CO2. Viennent ensuite l'industrie (23,5%), puis le résidentiel tertiaire institutionnel et commercial (22,7%). L'énergie, le traitement des déchets et l'agriculture/sylviculture représentent les 19% restants.
- 4 gaz sont les principaux responsables de la pollution de l'air : l'ozone, le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone.
La grande majorité des polluants proviennent de l'utilisation des combustibles fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon) pour le transport, l'industrie, le chauffage et dans les centrales thermiques de production d'électricité.
- En France, l'industrie représentait 10% du volume total d'eau prélevé en 2004.
Les besoins en eau de l'industrie ont diminué de plus de 30% depuis les années 70, suite à l'amélioration des "process" et au ralentissement de certaines activités industrielles. Cette diminution perdure : les prélèvements ont baissé de 10% depuis 2000.
- Entre 2004 et 2007, 561 rivières françaises ont été polluées aux hydrocarbures lors de mini-marées noires.
188 de ces pollutions ont été déclarées d'origine inconnue. Parmi les sinistres identifiés, l'industrie est mise en cause dans 72 cas, devant le transport routier (58), les particuliers (55), la distribution et livraison de polluants (44), les eaux pluviales et usées (40), la navigation (35), le vol et la malveillance (23) et l'agriculture (17).
- Pour 2006, les émissions de gaz à effet de serre de la France sont estimées à environ 541 millions de tonnes équivalent CO2.
Le secteur des transports représente 26% des émissions, le résidentiel 19%, l'industrie 20%, l'énergie 13%, l'agriculture 19%, le traitement des déchets 2%.
- Les panneaux solaires thermiques transforment l'énergie du rayonnement solaire en chaleur véhiculée par de l'eau.
Ils permettent de fournir de l'eau chaude sanitaire (chauffe-eau solaire) et de contribuer au chauffage d'une habitation (plancher solaire). L'eau chaude ainsi produite, stockée dans un ballon, peut être utilisée de jour comme de nuit.
- Les panneaux solaires photovoltaïques transforment la lumière du soleil directement en électricité.
Ils ont longtemps été utilisés pour alimenter en électricité les sites non reliés au réseau général de distribution : maisons isolées, refuges, balises.... Aujourd'hui, les installations reliées au réseau se multiplient. Pour pouvoir les utiliser à grande échelle, des recherches sont en cours pour améliorer leur rendement et faire baisser leur coût de fabrication.
- Le dioxyde de soufre (SO2) est émis principalement par la combustion de matières fossiles contenant du soufre (charbon, fuel, gazole).
Ce polluant de l'air est également issu dans une moindre mesure de la production industrielle. Les concentrations les plus élevées sont généralement observées en hiver, en raison d'un usage accru de combustibles fossiles.
- L'électricité est une énergie qui ne peut pas se stocker à grande échelle.
A chaque instant la production doit être égale à la consommation. Certain moyens, comme le stockage d'eau dans les barrages, permettent de produire de l'électricité rapidement pour faire face à un pic de consommation. En cas d'écart entre l'offre et la demande, il suffit d'actionner les turbines du barrage et de produire l'électricité manquante.
- La cogénération est la production simultanée d'électricité et de chaleur à partir de combustibles fossiles, de déchets ou de biomasse.
La chaleur dégagée lors de la production d'électricité est utilisée pour chauffer des locaux ou dans un procédé industriel. Cela permet d'améliorer l'utilisation de l'énergie. La chaleur étant plus difficile à transporter que l'électricité, les installations de cogénération doivent être placées à proximité immédiate de l'utilisateur de la chaleur.
- L'énergie marémotrice utilise la puissance des marées pour produire de l'électricité.
Ce type de centrale n'existe qu'en France puisque l'usine marémotrice de La Rance en Bretagne est le seul exemplaire existant au monde.
- La géothermie utilise la chaleur de la Terre comme source d'énergie pour produire de la chaleur ou de l'électricité.
Cette chaleur se présente sous forme de réservoirs de vapeur, d'eaux chaudes ou encore de roches chaudes. Lorsque la température est modérée, elle est exploitée pour alimenter les chauffages urbains, comme c'est le cas dans les bassins aquitain et parisien. Lorsque la température est plus élevée, comme à la Guadeloupe ou à la Réunion, il est possible de produire de l'électricité.
- Le biogaz est le résultat de la fermentation anaérobie (sans oxygène) des déchets organiques.
Les matières susceptibles de produire du biogaz sont les déchets ménagers, les boues des stations d'épuration, les effluents agricoles et les effluents des industries agroalimentaires. Ce gaz contient environ 50% de méthane et peut être utilisé pour produire de l'électricité ou plus rarement, de la chaleur.
- On appelle "biomasse" l'ensemble de la matière organique (plantes, arbres, déchets animaux, agricoles ou urbains renouvelables).
Elle permet de fournir de la chaleur pour couvrir les besoins en eau chaude ou en chauffage (par combustion du bois) ou de la chaleur et de l'électricité (par fermentation). C'est la source d'énergie la plus ancienne utilisée par l'homme depuis la découverte du feu à la préhistoire.
- En 2005, 46% de la matière première utilisée par l'industrie papetière française est du papier et carton récupérés.
Soit 5,9 millions de tonnes. Contre 9,1 millions de tonnes de bois (à 93% d'origine française).
- L'empreinte "eau de consommation" moyenne mondiale est de 1,24 millions de l/personne/an, soit la moitié du volume d'une piscine olympique.
Elle comprend l'eau puisée dans les rivières, lacs et aquifères (eaux de surface et eaux souterraines) à des fins agricoles, industrielles et domestiques ainsi que l'eau provenant des précipitations qui arrosent les terres cultivées.
- En Europe, la pollution de l'air par les particules ferait perdre 9,6 mois d'espérance de vie.
Elle serait aussi responsable de 386 000 décès prématurés en moyenne. Soit autant que la tabagisme passif. Les particules que nous respirons ont 3 origines : les rejets directs dans l'atmosphère (surtout les transports et l'industrie), la remise en suspension de particules déposées au sol (sous l'action du vent et des véhicules) et la transformation chimique de certains gaz.