- Le réchauffement climatique moyen mondial sur le siècle écoulé est de 0,74°C.
Il serait dû à l'activité humaine avec 90% de certitude. Si les concentrations de gaz a effet de serre continuent d'augmenter au rythme actuel, le réchauffement moyen serait probablement compris entre 1,8 et 4 °C d'ici à 2100.
- Ces 30 dernières années, 988 000 km2 de banquise ont fondu, soit 2 fois la surface de la France.
Cela représente une réduction d'environ 8% de sa surface globale, due aux gaz à effet de serre. A cette vitesse, la calotte glaciaire de l'Arctique pourrait même ne plus exister en été dès 2070 !
- L'effet de serre est un phénomène naturel.
Il permet de maintenir une température moyenne de 15 °C sur Terre. Sans lui, elle serait de -18 °C. Notre planète absorbe une partie du rayonnement solaire, puis réémet un rayonnement infrarouge piégé par certains gaz naturellement présents dans l'atmophère dits "gaz à effet de serre" (GES).
- L'augmentation des gaz à effet de serre, liée à l'activité humaine, est responsable du réchauffement climatique.
Au cours du 20e siècle, la combustion fossile, les transports, les industries, la déforestation…, ont accru anormalement le phénomène naturel de l'effet de serre, entraînant sur cette période une augmentation de la température moyenne de la Terre de 0,6 °C.
- L'océan Austral (ou Antarctique) absorbe chaque année 15% du CO2 (dioxyde de carbone) émis par les activités humaines.
Les scientifiques s'attendaient à ce que son absorption augmente au même rythme que l'accélération des émissions de GES (gaz à effet de serre) dans l'atmosphère. Or il s'avère que cet océan sature et que son fonctionnement stagne, voire ralentit.
- La stratosphère renferme une grande partie de l'ozone, ce gaz à effet de serre qui nous protège des rayonnements ultraviolets les plus énergétiques.
C'est la deuxième couche de l'atmosphère à partir du sol, située entre 10 et 50 km d'altitude, entre la troposphère (la couche où se produisent les phénomènes météorologiques) et la mésosphère.
- En 2006, grâce au geste de tri, on a économisé environ 1,5 million de tonnes équivalent CO2 en France.
Une contribution significative dans la réduction de 14% des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 par rapport au niveau de 2005 à laquelle la France doit se soumettre dans le cadre des engagements de réduction de l'Union européenne.
- Parmi les gaz à effet de serre issus de l'activité humaine, le dioxyde de carbone est le plus important.
Ses émissions proviennent majoritairement de la combustion des energies fossiles (charbon, gaz, pétrole). Le reste est issu de l'industrie (fabrication du ciment) et de la déforestation.
- Les émissions de gaz a effet de serre liés à l'activité humaine ont augmenté de 70% entre 1970 et 2004.
En particulier celles de dioxyde de carbone.
- Le méthane peut séjourner une douzaine d'années dans l'atmosphère.
Lorsqu'il est issu de l'activité humaine, ce gaz à effet de serre provient de l'élevage des ruminants, de la combustion de la matière organique (telle que le bois), de la culture du riz, des décharges d'ordures ménagères, des fuites de gaz des exploitations pétrolières et gazières.
- Les 4 principaux gaz à effet de serre liés à l'activité humaines sont le dioxyde de carbone, le méthane, le protoxyde d'azote et les gaz fluorés.
En équivalent carbone, le dioxyde de carbone (CO2) reprèsente 77% des émissions mondiales, le méthane (CH4) 14%, le protoxyde d'azote (N2O) 8% et les gaz fluorés (HFC, PFC, SF6) 1%.
- Le protoxyde d'azote (N2O) peut séjourner jusqu'à 120 ans dans l'atmosphère.
Lorsqu'il est issu de l'activité humaine, ce gaz à effet de serre est essentiellement émis par l'agriculture.
- En 2005, les émissions de gaz à effet de serre issus de la gestion des déchets représentaient 2% des émissions totales de l'Union européenne.
Cela concerne plus spécifiquement le méthane (CH4).Ces émissions devraient réduire d'ici à 2020, du fait de l'augmentation du recyclage (qui contribuerait à hauteur de 75% du total des émissions évitées) et de l'incinération (à hauteur de 25% environ).
- Le taux de croissance des émissions de gaz à effet de serre est le plus élevé dans les pays en développement connaissant une industrialisation rapide.
En particulier la Chine. Alors que les pays en développement (80% de la population mondiale) représentent 73% de l'augmentation des émissions en 2004, ils n'ont entraîné que 41% des émissions totales en 2004 et seulement 23% des émissions mondiales accumulées depuis le début de l'industrialisation.
- Le méthane (CH4) est un gaz à effet de serre très puissant.
Son potentiel de réchauffement est 25 fois plus important que celui du dioxyde de carbone (CO2).
- En 2006, les déplacements des touristes français ont représenté 6% des émissions de gaz à effet de serre.
Les séjours touristiques utilisant l'avion ont produit 18,5 millions de tonnes de GES (gaz à effet de serre), soit 62% des émissions dues aux déplacements touristiques. Pour leur part, ceux utilisant la voiture sont à l'origine d'une dizaine de millions de tonnes de GES, soit 36% des émissions.
- Pour 2006, les émissions de gaz à effet de serre de la France sont estimées à environ 541 millions de tonnes équivalent CO2.
Le secteur des transports représente 26% des émissions, le résidentiel 19%, l'industrie 20%, l'énergie 13%, l'agriculture 19%, le traitement des déchets 2%.
- Sur la période 1990-2006, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé d'environ 4% en France.
Cette baisse est la plus sensible dans le secteur des transports. Cependant, si les émissions de CH4 (méthane) et de N2O (protoxyde d'azote) ont baissé sur cette période, ce n'est pas le cas du CO2 (dioxyde de carbone) + 2,8% et des gaz fluorés, + 63,2%.
- Tous les pays ne contribuent pas aux émissions de gaz à effet de serre de la même manière.
Avec 15% de la population mondiale, les pays riches contribuent à environ la moitié des émissions de CO2 (dioxyde de carbone). Le bilan carbone des États-Unis est 5 fois plus grand que celui de la Chine et 15 fois plus grand que celui de l'Inde. En Éthiopie, le bilan moyen par habitant est de 0,1 t de CO2, contre 20 t au Canada.
- La part que prennent les pays en développement dans l'émission de gaz à effet de serre est en expansion.
Pour autant, si chaque habitant du monde en voie de développement avait le même bilan carbone que l'Allemand ou le Britannique moyen, les émissions mondiales seraient 4 fois plus élevées que la limite définie par la trajectoire durable. Le chiffre passe à 9 fois si les pays de développement avaient un bilan par habitant similaire à celui des États-Unis et du Canada.
- D'ici à 2030, le coût annuel moyen de stabilisation des émissions de gaz à effet de serre serait de 1,6% du PIB mondial.
Ce budget représente moins des 2/3 des dépenses militaires mondiales. Le prix de l'inaction serait bien plus élevé et monterait jusqu'à atteindre entre 5 et 20% du PIB mondial.
- La production d'1 kg de viande de veau rejette environ la même quantité de GES (gaz à effet de serre) qu'un trajet automobile de 220 km.
Alors que celle de l'agneau de lait rejette autant qu'un trajet de 180 km ; le boeuf, 70km et le porc, 30 km.
- Un fruit importé hors saison par avion consomme 10 à 20 fois plus de pétrole que le même fruit produit localement et acheté en saison.
1 kg de fraises d'hiver peut nécessiter l'équivalent de 5 litres de gasoil pour arriver dans notre assiette !
- La tonne équivalent CO2 (teqCO2) est l'unité de mesure la plus souvent employée pour les émissions de gaz à effet de serre.
Les différents gaz à effet de serre liés aux activités humaines n'ayant pas tous la même contribution à l'effet de serre, le dioxyde de carbone (CO2) a donc été choisi comme étalon avec une valeur de 1. Certaines mesures sont parfois exprimées en tonne équivalent carbone (teqC). 1 teqCO2 est égale à environ 3,66 teqC.
- Le carbone stocké par les forêts est difficilement quantifiable avec précision.
Une étude récente des outils de mesure du carbone des forêts américaines démontre la faiblesse de ces derniers pour obtenir des résultats précis et fiables. Un constat qui encourage des politiques climatiques portant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre plutôt que sur le développement de puits de carbone forestiers hypothétiques.
- Depuis 1990, les émissions de gaz à effet de serre au Canada ont augmenté de 25%.
Avec plus de 80% des émissions en 2005, la production et la consommation d'énergie sont de loin la plus importante source d'émissions de GES (gaz à effet de serre) au Canada. Une grande quantité de combustibles fossiles est utilisée pour le transport des personnes et des marchandises qui ont représenté 27% de l'ensemble des émissions en 2005.
- La France fait partie des pays qui émettent le moins de gaz à effet de serre par habitant dans l'Union européenne.
Avec 8,6 t équivalent CO2/personne, elle se classe 20e sur 27 et 13e sur les 15 pays qui composaient l'Union avant l'entrée récente de 10 pays supplémentaires. Entre 2002 et 2006, ses émissions ont baissé en moyenne de 2,5% contre 2% dans l'UE-15. Le Luxembourg, l'Irlande et la Finlande font figure de mauvais élèves du classement. À 27, la Lettonie est en meilleure place et à 15, la Suède.