- Environ 20% de la surface totale des forêts de mangrove a été perdue entre 1980 et 2005.
Soit 3,6 millions d'hectares. Surtout en Asie en raison du changement d'utilisation de la terre. Ces forêts tropicales résistantes à l'eau de mer constituent des écosystèmes cruciaux. Elles fournissent du bois, de la nourriture, hébergent bon nombre d'animaux et contribuent à la protection des récifs coralliens.
- Les forêts occupent 30% de la superficie totale des terres.
En 2005, cela représente un peu moins de 4 milliards d'hectares.
- Les ressources forestières sont inégalement réparties sur notre planète.
Les dix pays les mieux dotés en forêts représentent les 2/3 de la superficie forestière totale. Sept pays ou territoires ne possèdent pas de forêt, et dans 57 autres, les forêts occupent moins de 10% de la superficie totale des terres.
- La Russie est le pays qui possède la plus grande superficie de forêts dans le monde.
Cela représente 809 millions d'hectares en 2005, soit plus de 20% de la superficie totale de forêts de notre planète. Viennent ensuite le Brésil, le Canada, les États-Unis, la Chine, l'Australie, la République démocratique du Congo, l'Indonésie, le Pérou et l'Inde.
- Entre 2000 et 2005, la perte nette de superficie forestière a diminué par rapport à 1990-2000.
Elle s'élève à 7,3 millions d'hectares, contre 8,9 millions sur 1990-2000. Elle correspond à la différence entre le déboisement (13 millions d'hectares par an) et le "reboisement" (nouvelles plantations et extension naturelle des forêts).
- Les forêts primaires (dans lesquelles aucune trace humaine n'est visible) représentent 36% de la superficie forestière.
Et 6 millions d'hectares sont perdus ou modifiés chaque année. Le déclin rapide constaté dans les années 90 se poursuit. Cette diminution s'explique par la déforestation, mais aussi par la modification des forêts suite aux coupes sélectives et autres interventions humaines.
- 84% des forêts du monde sont de propriété publique.
Mais on constate depuis une vingtaine d'année une participation croissante du secteur privé à l'aménagement des forêts. En Amérique du Nord et centrale, Europe (à l'exclusion de la Russie), Amérique du Sud et Océanie, la part détenue par le secteur privé est plus élevée que dans d'autres régions.
- Les forêts sont à la fois puits et source de carbone.
La végétation en croissance le séquestre lors de la photosynthèse (le carbone correspond à environ 20% du poids d'un arbre), tandis que la décomposition au sol de la végétation (feuilles…) le renvoie dans l'atmosphère.
- Le CO2 (dioxyde de carbone) a une durée de vie dans l'atmosphère d'environ 100 ans.
Naturelles (respiration animale ou végétale, éruptions volcaniques...) ou liées à des activités humaines, les émissions de CO2 sont en partie piégées par des écosystèmes comme comme les océans ou les forêts ou via le processus de fossilisation de la biomasse.
- L'empreinte écologique mesure la surface nécessaire pour produire les ressources concommées et absorber les déchets rejetés par un pays.
Elle permet donc d'estimer l'impact direct d'un pays ou d'une personne sur l'environnement. Elle est exprimée en hectares globaux (gha). La surface productive est constituée de forêts, de terres cultivées, et de pâturages. Elle comprend également l'eau potable et les ressources des océans.
- Entre 1997 et 2003, la surface corallienne mondiale a chuté de plus de 2% par an.
Soit 316 800 hectares par an. Ce taux de perte dépasse les taux de perte des forêts tropicales humides. Sur les 20 dernières années, la surface corallienne n'a chuté que de 1% par an.
- Les forêts françaises occupent 28% du territoire.
Cela correspond à une superficie de 15,74 millions d'hectares en 2005-2006. Celle-ci s'est accrue de 1,7 million d'hectares au cours des 20 dernières années, soit une extension de 12% par rapport à la superficie de 1985, essentiellement dans le Sud-Est et le Nord-Ouest.
- Les forêts françaises métropolitaines commencent à ressentir les effets du changement climatique.
Des dépérissements attribués au changement climatique sont observés sur des essences jusqu'ici considérées comme résistantes et en station (pin sylvestre, chênes vert et pubescent). Par ailleurs, les risques naturels (érosions des sols, incendies, tempêtes) devraient se trouver accrus, en premier lieu dans les forêts méridionales et de montagne.
- Au cours des 15 dernières années, la superficie des forêts européennes s'est accrue de 13 millions d'ha (soit la superficie de la Grèce).
Elles couvrent aujourd'hui 44% du territoire européen. Cela représente plus d'1 milliard d'hectares, soit 1,26 ha par personne et 25% du total mondial.
- Le volume de bois sur pied dans les forêts françaises a augmenté de 31% entre 1985 et 2005-2006.
Il est estimé à 2,37 milliards de m3, composée majoritairement de feuillus (63% du volume sur pied et deux tiers de la surface boisée de production).
- Le carbone stocké par les forêts est difficilement quantifiable avec précision.
Une étude récente des outils de mesure du carbone des forêts américaines démontre la faiblesse de ces derniers pour obtenir des résultats précis et fiables. Un constat qui encourage des politiques climatiques portant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre plutôt que sur le développement de puits de carbone forestiers hypothétiques.
- 20% des importations de bois en Europe proviennent d'arbres abattus clandestinement.
Plus de la moitié des activités d'exploitation clandestine des forêts ont lieu dans des régions vulnérables (Amazone, Afrique centrale, Asie du Sud-Est...). Dans certains pays, elles dépassent de loin la production légale. En vertu d'une nouvelle proposition législative, les importateurs européens devront prendre certaines mesures pour s'assurer que le bois n'est pas d'origine clandestine.
- Il y a de moins en moins de terres cultivables pour produire l'alimentation nécessaire à la population mondiale.
Hors forêts et prairies, ces terres ne représentent que 12 % de la surface émergée de notre planète. L'érosion par le vent, l'eau, certaines techniques de mise en culture et l'urbanisation en font perdre de plus en plus. En 1960, chaque habitant de la planète disposait de 0,43 ha de terres cultivables. En 2050, si le rythme de pertes se poursuit, il ne restera plus que 0,15 ha par personne.