- Les populations d'espèces terrestres ont baissé d'environ 33% entre 1970 et 2003.
Soit une diminution supplémentaire de 3% par rapport à 2003, dans 2007 populations de 887 espèces terrestres, essentiellement dans les zones tropicales. Elle s'explique en grande partie par l'effet combiné, sous les tropiques, de la déforestation et d'autres causes de destruction des habitats comme leur conversion à des fins agricoles, la surexploitation forestière et la surchasse.
- Les populations d'espèces marines ont baissé d'environ 14% entre 1970 et 2005.
Sur 1175 populations de 341 espèces marines. La hausse de la température des mers, les méthodes de pêche destructrices et la pollution sont responsables, en partie, du déclin de la vie marine. Aujourd'hui, 40% des océans du globe sont gravement touchés par les activités humaines et les aires marines protégées ne couvrent que moins de 1% des mers du globe.
- Les populations d'espèces d'eau douce ont baissé d'environ 35% entre 1970 et 2005, en zone tempérée et en zone tropicale.
Soit une réduction supplémentaire de 5% par rapport à 2003. On estime que la superficie des zones humides s'est rétractée de moitié au cours du 20e siècle en raison notamment de la surpêche, de l'invasion d'espèces exotiques, de la pollution, de la création de barrages et de la dérivation des cours d'eau.
- Il existe 7 780 espèces indigènes d'arbres au Brésil, contre 3 en Islande.
Dans la plupart des régions, les 10 espèces d'arbres les plus courantes concernent plus de 50% du volume de bois sur pied total. A l'exception de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, de l'Asie du Sud et Sud-Est et de l'Amérique centrale, où on trouve une très grande diversité d'espèces d'arbres.
- Le taux d'extinction des espèces est aujourd'hui 100 à 1000 fois plus élevé que le taux d'extinction naturel.
Et ceci, en raison de l'impact des activités humaines.
- On connaît aujourd'hui environ 1,8 millions espèces animales et végétales.
Le nombre total d'espèces vivant sur la planète est inconnu : les estimations varient entre 5 et 30 millions, 8 à 14 millions étant le chiffre le plus généralement accepté.
- L'indicateur privilégié de suivi de l'état de la biodiversité dans le monde est la Liste rouge de l'UICN (Union mondiale pour la nature).
Elle constitue l'inventaire mondial le plus complet de l'état de conservation global des espèces végétales et animales.
- En 2008, sur les 44 837 espèces vivantes répertoriées par la Liste rouge de l'UICN, 16 928 sont classées commes menacées.
3 246 sont en danger critique, 4 770 en danger et 8 912 sont vulnérables, soit 38% du total des espèces connues. De plus, 8% sont sur le point d'être vulnérables, 2% sont éteintes et 12% n'ont pas de données suffisantes pour déterminer leur situation. Sur les 223 espèces qui ont changé de statut entre 2007 et 2008, la situation s'est détériorée pour 183 d'entre elles.
- La destruction et la dégradation des milieux de vie sont les premières causes du déclin des espèces vivantes.
A cela s'ajoutent : l'introduction d'espèces envahissantes, les prélèvements non durables, une chasse ou une pêche exessive, la pollution, l'urbanisation et les maladies. Les changements climatiques sont reconnus comme une menace grave en mesure d'amplifier le danger.
- Le fond piscicole de la Seine compte 52 espèces de poissons.
Il reste relativement pauvre comparé à ceux du Rhin (60 espèces) ou du Danube (plus de 100 espèces).
- 7 espèces de reptiles sur 37 et 7 espèces d'amphibiens sur 34 sont menacées en France.
Une situation inquiétante car ces espèces sont des indicateurs de l'état de santé de plusieurs milieux naturels métropolitains. De plus, 6 espèces de reptiles et 6 d'amphibiens se classent dans la catégorie quasi menacée. C'est le cas par exemple de la Grenouille des champs, la Tortue d'Hermann ou la Vipère d'Orsini.
- Le nombre d'espèces exotiques d'invertébrés (insectes, vers...) est en constante augmentation sur le territoire européen.
En moyenne, 19 espèces exotiques se sont établies par an en Europe entre 2000 et 2007, contre 10 par an entre 1950 et 1975. Cela porte à environ 1 500 le nombre d'espèces exotiques actuellement recensées. Elles proviennent principalement d'Asie et sont essentiellement liées au commerce des plantes ornementales.
- En raison de sa récente expansion économique, la Chine recense aujourd'hui près de 400 espèces animales et végétales invasives.
Elles prolifèrent aux dépens des espèces locales et des activités agricoles ou forestières. Un papillon d'origine américaine, l'écaille fileuse, est ainsi responsable de la défoliation (perte du feuillage) de 200 espèces de plantes autour de Pékin. Le coût total de ces bio-invasions est estimé à environ 14 milliards de dollars par an pour l'économie du pays.
- Plus de 75% des espèces marines pêchées de par le monde sont surexploitées ou en passe de l'être.
Le prélèvement effectué par la pêche est supérieur à la capacité de renouvellement des espèces. Un Français par exemple consomme 34 kg de produits de la mer par an, ce qui le place parmi les plus consommateurs. Certaines méthodes de pêche sont préjudiciables comme le chalut de fond et certaines espèces extrêmement menacées comme le thon rouge.
- La pollution sonore sous-marine menacerait l'avenir de nombreux mammifères marins.
Transport maritime, sonars, exploration sismique, construction off-shore, loisirs : au cours des dernières décennies, le "Monde du silence" est devenu un endroit de plus en plus bruyant. Une situation qui modifie considérablement le comportement des espèces, comme l'abandon d'habitat, l'arrêt de l'alimentation ou des changements dans les modes de communication.