- La pollution réduit les ressources en eau douce.
Chaque jour, environ 2 millions de tonnes de déchets sont déversés dans des sources d'eau douce, notamment des rejets industriels, des produits chimiques, des matières de vidange et des déchets agricoles. Si l'on admet que 1 litre d'eau usée pollue 8 litres d'eau douce, la pollution mondiale actuelle pourrait atteindre 12 000 km3.
- Un Français jette en moyenne plus d'1 kg de déchets par jour.
Soit 2 fois plus qu'en 1960.
- Chaque tonne d'acier recyclé fait économiser 1 t de minerai de fer.
D'où l'important de bien trier les déchets. En 2006, en France, le tri des emballages a permis de recycler 317 000 t d'emballages en acier, soit environ 32 fois le poids de la tour Eiffel.
- En 2004, le monde a collecté 1,2 milliard de tonnes de déchets municipaux.
Ce chiffre couvre les pays de l'OCDE et les zones urbanisées des pays émergents et en développement. Aux premiers rangs : les Etats-Unis, l'Europe et la Chine urbaine.
- En France, les transports sont responsables d'environ 34,8% des emissions de CO2 (dioxyde de carbone) en 2006.
Soit 137,8 millions de tonne équivalent CO2. Viennent ensuite l'industrie (23,5%), puis le résidentiel tertiaire institutionnel et commercial (22,7%). L'énergie, le traitement des déchets et l'agriculture/sylviculture représentent les 19% restants.
- En France, les 2/3 tiers des dépenses de protection de l'environnement sont consacrés à la gestion des eaux usées et des déchets en 2005.
Soit environ 23 milliards d'euros. Le total des dépenses s'élève à 35 milliards d'euros, soit 2,1 % du PIB (produit intérieur brut). Le financement est assuré à parts voisines par les entreprises, les administrations et les ménages.
- L'empreinte écologique mesure la surface nécessaire pour produire les ressources concommées et absorber les déchets rejetés par un pays.
Elle permet donc d'estimer l'impact direct d'un pays ou d'une personne sur l'environnement. Elle est exprimée en hectares globaux (gha). La surface productive est constituée de forêts, de terres cultivées, et de pâturages. Elle comprend également l'eau potable et les ressources des océans.
- La quantité de déchets municipaux produite chaque année dans l'Union européenne devrait augmenter de 25% entre 2005 et 2020.
En moyenne, chaque citoyen européen produisait 460 kg de déchets municipaux en 1995. En 2004, ce chiffre s'élevait à 520 kg par personne et il devrait continuer à augmenter pour atteindre 680 kg par personne d'ici à 2020. Soit une augmentation de presque 50% en 25 ans.
- La part de déchets mis en décharge dans l'Union européenne a considérablement diminué ces 20 dernières années.
En 2004, 47% de l'ensemble des déchets municipaux étaient mis en décharge contre près de 65% en 1995. A l'inverse, les parts du recyclage et de l'incinération dans le traitement des déchets augmentent. Respectivement de 36% et de 17% en 2004, elles devraient passer à 42% et 25%.
- En 2005, les émissions de gaz à effet de serre issus de la gestion des déchets représentaient 2% des émissions totales de l'Union européenne.
Cela concerne plus spécifiquement le méthane (CH4).Ces émissions devraient réduire d'ici à 2020, du fait de l'augmentation du recyclage (qui contribuerait à hauteur de 75% du total des émissions évitées) et de l'incinération (à hauteur de 25% environ).
- Pour 2006, les émissions de gaz à effet de serre de la France sont estimées à environ 541 millions de tonnes équivalent CO2.
Le secteur des transports représente 26% des émissions, le résidentiel 19%, l'industrie 20%, l'énergie 13%, l'agriculture 19%, le traitement des déchets 2%.
- En 2005, la dépense française de protection de l'environnement s'est élevée à 35,2 milliards d'euros.
Soit 2,1% du produit intérieur brut (PIB). Au cours des 15 dernières années, elle a progressé en moyenne de 6% par an, soit presque 2 fois plus vite que l'ensemble de l'économie (+3,1% pour le PIB). Les 2/3 de la dépense sont réalisés dans les domaines de l'assainissement et de la gestion de déchets.
- La cogénération est la production simultanée d'électricité et de chaleur à partir de combustibles fossiles, de déchets ou de biomasse.
La chaleur dégagée lors de la production d'électricité est utilisée pour chauffer des locaux ou dans un procédé industriel. Cela permet d'améliorer l'utilisation de l'énergie. La chaleur étant plus difficile à transporter que l'électricité, les installations de cogénération doivent être placées à proximité immédiate de l'utilisateur de la chaleur.
- Le biogaz est le résultat de la fermentation anaérobie (sans oxygène) des déchets organiques.
Les matières susceptibles de produire du biogaz sont les déchets ménagers, les boues des stations d'épuration, les effluents agricoles et les effluents des industries agroalimentaires. Ce gaz contient environ 50% de méthane et peut être utilisé pour produire de l'électricité ou plus rarement, de la chaleur.
- On appelle "biomasse" l'ensemble de la matière organique (plantes, arbres, déchets animaux, agricoles ou urbains renouvelables).
Elle permet de fournir de la chaleur pour couvrir les besoins en eau chaude ou en chauffage (par combustion du bois) ou de la chaleur et de l'électricité (par fermentation). C'est la source d'énergie la plus ancienne utilisée par l'homme depuis la découverte du feu à la préhistoire.
- Les tonnages des déchets d'emballages ont diminué de 10% entre 1997 et 2006 en France.
En particulier entre 2003 et 2006. Cette accélération résulte de plusieurs facteurs : moins de produits emballés consommés, surtout dans les boissons (après une année 2003 caniculaire), recul de la part du verre par rapport à d'autres matériaux plus légers, baisse du poids unitaire pour certains emballages, disparition progressive (-70% en quatre ans) des sacs de sortie de caisse.
- Les "emplois verts" ont de l'avenir : ils pourraient générer des dizaines de millions d'emplois dans le monde dans les années à venir.
Le marché mondial des produits et services liés à l'environnement devrait doubler d'ici à 2020. La moitié du marché porte sur l'énergie et l'autre moitié sur les transports, l'eau, l'assainissement et les déchets. Ces emplois devraient permettre de relier réduction de la pauvreté et protection de l'environnement. Sous réserve qu'ils soient respectueux des droits des travailleurs.