- La moyenne mondiale actuelle de CO2 (dioxyde de carbone) dans l'air est aujourd'hui à un niveau jamais atteint depuis 650 000 ans.
Les « parties par million » de CO2 sont le nombre de molécules de CO2 contenues parmi 1 million de molécules présentes dans l'air. Au début du 19e siècle, la moyenne était de 280 ppm. Aujourd'hui, elle est de 380 ppm.
- L'océan Austral (ou Antarctique) absorbe chaque année 15% du CO2 (dioxyde de carbone) émis par les activités humaines.
Les scientifiques s'attendaient à ce que son absorption augmente au même rythme que l'accélération des émissions de GES (gaz à effet de serre) dans l'atmosphère. Or il s'avère que cet océan sature et que son fonctionnement stagne, voire ralentit.
- Le CO2 (dioxyde de carbone) a une durée de vie dans l'atmosphère d'environ 100 ans.
Naturelles (respiration animale ou végétale, éruptions volcaniques...) ou liées à des activités humaines, les émissions de CO2 sont en partie piégées par des écosystèmes comme comme les océans ou les forêts ou via le processus de fossilisation de la biomasse.
- En 2006, grâce au geste de tri, on a économisé environ 1,5 million de tonnes équivalent CO2 en France.
Une contribution significative dans la réduction de 14% des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 par rapport au niveau de 2005 à laquelle la France doit se soumettre dans le cadre des engagements de réduction de l'Union européenne.
- Les gaz fluroés peuvent séjourner dans l'atmosphère jusqu'à 50 000 ans.
Utilisés comme gaz réfrigérants dans les systèmes de climatisation, comme gaz propulseurs dans les aérosols ou dans certains procédés industriels (composants d'ordinateurs par exemple), ils ont également un pouvoir de réchauffement nettement plus important que celui du dioxyde de carbone (CO2).
- Les 4 principaux gaz à effet de serre liés à l'activité humaines sont le dioxyde de carbone, le méthane, le protoxyde d'azote et les gaz fluorés.
En équivalent carbone, le dioxyde de carbone (CO2) reprèsente 77% des émissions mondiales, le méthane (CH4) 14%, le protoxyde d'azote (N2O) 8% et les gaz fluorés (HFC, PFC, SF6) 1%.
- En France, les transports sont responsables d'environ 34,8% des emissions de CO2 (dioxyde de carbone) en 2006.
Soit 137,8 millions de tonne équivalent CO2. Viennent ensuite l'industrie (23,5%), puis le résidentiel tertiaire institutionnel et commercial (22,7%). L'énergie, le traitement des déchets et l'agriculture/sylviculture représentent les 19% restants.
- Entre 1990 et 2004, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) provenant du transport routier n'ont cessé d'augmenter dans l'Union européenne.
L'augmentation est de 6%, alors que pendant cette période, l'Union européenne a réduit ses émissions de dioxyde de carbone de près de 5 %.
- Les concentrations atmosphériques de CO2 (dioxyde de carbone) sont en forte augmentation.
De 1990 à 1999, le taux de croissance d'émissions de CO2 a été d'1,1% par an en moyenne. De 2000 à 2005, le taux de croissance est passé à plus de 3,3% par an.
- Le méthane (CH4) est un gaz à effet de serre très puissant.
Son potentiel de réchauffement est 25 fois plus important que celui du dioxyde de carbone (CO2).
- Cela fait 50 ans que l'on mesure de façon systématique et continue le CO2 (dioxyde de carbone) dans l'atmosphère.
En mars 1958, la station météo de Mauna Loa (Hawaï) accueillait un jeune scientifique Charles Keeling qui y commençait ses travaux. Ceux-ci allaient mettre en évidence l'impact des activités humaines sur le climat et le réchauffement de la planète. La célèbre «courbe de Keeling» est aujourd'hui un des icônes de l'histoire scientifique mondiale.
- En 2007, la France est au 3e rang européen en terme de puissance annuelle installée dans son parc éolien, derrière l'Allemagne et l'Espagne.
Soit près de 2 500 MW (mégawatt). Selon les différents scénarios envisagés, en 2020, un parc de 25 000 MW devrait permettre d'éviter l'émission par le secteur énergétique de 16 MT (millions de tonnes) de CO2 (dioxyde de carbone) par an. Sur l'année 2008, l'éolien permettra d'éviter l'émission de 1,65 MT de CO2.
- Un monde plus chaud pourrait signifier des océans avec moins de poissons.
Le réchauffement aura des conséquences sur les principales zones de pêche de la planète. Ainsi, la hausse de la concentration de CO2 (dioxyde de carbone) dans l'atmosphère va probablement se traduire par une acidification accrue des océans, avec notamment un impact sur les petits organismes planctoniques à la base de la chaîne alimentaire.
- Pour 2006, les émissions de gaz à effet de serre de la France sont estimées à environ 541 millions de tonnes équivalent CO2.
Le secteur des transports représente 26% des émissions, le résidentiel 19%, l'industrie 20%, l'énergie 13%, l'agriculture 19%, le traitement des déchets 2%.
- Sur la période 1990-2006, les émissions de gaz à effet de serre ont baissé d'environ 4% en France.
Cette baisse est la plus sensible dans le secteur des transports. Cependant, si les émissions de CH4 (méthane) et de N2O (protoxyde d'azote) ont baissé sur cette période, ce n'est pas le cas du CO2 (dioxyde de carbone) + 2,8% et des gaz fluorés, + 63,2%.
- Sur la période 2005-2006, les émissions de gaz fluorés ont augmenté de 5,7% en France.
Cette augmentation est essentiellement due au secteur résidentiel. A l'inverse, les émissions de CO2 (dioxyde de carbone), de CH4 (méthane) et de N2O (protoxyde d'azote) ont diminué respectivement de 2,7%, 1,5% et 3,6% sur cette période.
- Tous les pays ne contribuent pas aux émissions de gaz à effet de serre de la même manière.
Avec 15% de la population mondiale, les pays riches contribuent à environ la moitié des émissions de CO2 (dioxyde de carbone). Le bilan carbone des États-Unis est 5 fois plus grand que celui de la Chine et 15 fois plus grand que celui de l'Inde. En Éthiopie, le bilan moyen par habitant est de 0,1 t de CO2, contre 20 t au Canada.
- En 2007, les émissions de CO2 (dioxyde de carbone) des centrales électriques américaines ont augmenté de 2,9%.
Il s'agit là de la plus forte augmentation annuelle depuis 1998. Sur la dernière décennie, l'augmentation des émissions du secteur électrique atteint ainsi presque 12%.
- Si tous les pays du monde avaient un mode de vie équivalent à celui d'un Européen, il faudrait 3 Terres pour subvenir aux besoins de tous.
La consommation moyenne d'un Européen engendre 9,3 tonne équivalent CO2 dont près de 70% sont générés par l'occupation du logement, le transport en voiture individuelle, l'occupation du bureau, le transport des marchandises et l'utilisation d'appareils électriques.
- 50% des émissions de CO2 (dioxyde de carbone) en France sont le fait des ménages.
Chaque Français émet aujourd'hui du fait de ses activités quotidiennes, environ 10 tonnes équivalent CO2 par an. Or, pour prétendre à un mode de vie durable, chaque citoyen devrait diviser par 4 ses émissions afin de ne pas dépasser un plafond annuel de 2 350 kilos équivalent CO2.
- Le transport par avion de denrées alimentaires a un impact entre 20 et 50 fois plus important sur l'environnement que le transport par train.
Par avion, il génère entre 570 et 1 580 g de CO2 (dioxyde de carbone) par tonne et par kilomètre. Contre 30 g par train. L'avion est surtout utilisé pour les fruits et légumes pour assurer une offre constante et variée aux consommateurs toute l'année. Le transport par camion est aussi très émetteur (210 à 1 430 g/t//km) alors que le transport par bateau est le plus "propre" (15 à 30 g/t/km).
- La tonne équivalent CO2 (teqCO2) est l'unité de mesure la plus souvent employée pour les émissions de gaz à effet de serre.
Les différents gaz à effet de serre liés aux activités humaines n'ayant pas tous la même contribution à l'effet de serre, le dioxyde de carbone (CO2) a donc été choisi comme étalon avec une valeur de 1. Certaines mesures sont parfois exprimées en tonne équivalent carbone (teqC). 1 teqCO2 est égale à environ 3,66 teqC.
- Les véhicules particuliers représentent 54,5% des émissions de CO2 (dioxyde de carbone) en France en 2005.
Les poids lourds 27,2%, les véhicules utilitaires légers 17,6% et les deux roues 0,7%.
- La brique alimentaire est l'emballage de conserve qui a le moins d'impact sur l'environnement.
Elle émet 1,5 fois moins CO2 que la conserve en acier et 3 fois moins que le verre, à poids comparables. Constituée en majorité d'un matériau issu d'une ressource renouvelable, elle est aussi moins énergivore à la fabrication. Un atout environnemental non négligeable lorsqu'on sait que chaque année, les Français consomment près de 3 millions de tonnes de produits appertisés.
- La France fait partie des pays qui émettent le moins de gaz à effet de serre par habitant dans l'Union européenne.
Avec 8,6 t équivalent CO2/personne, elle se classe 20e sur 27 et 13e sur les 15 pays qui composaient l'Union avant l'entrée récente de 10 pays supplémentaires. Entre 2002 et 2006, ses émissions ont baissé en moyenne de 2,5% contre 2% dans l'UE-15. Le Luxembourg, l'Irlande et la Finlande font figure de mauvais élèves du classement. À 27, la Lettonie est en meilleure place et à 15, la Suède.
- Les consoles de jeux américaines consomment 16 milliards de kWh par an, autant que la consommation électrique de San Diego (1,3 millions d'habitants).
Entre autres facteurs incriminés : l'augmentation du nombre de consoles et de leur puissance et l'attitude de 50% des joueurs, qui n'éteignent jamais leur console. Si ces dernières étaient équipées d'un économiseur d'énergie et que les joueurs l'utilisaient, les États-Unis réduiraient de 1 milliard de dollars par an leur facture d'électricité et de 7 millions de tonnes les émissions de CO2.
- Une maison qui ne produit aucun CO2
Une maison qui ne produit aucun CO2, c'est désormais possible. Cette maison n'utilise aucun combustible (fioul, Gaz, bois), et pourtant elle se chauffe. Elle génère aussi sa propre électricité en suffisance, ce qui la rend indépendant de toute fluctuation du prix des énergies.