- L'agriculture est responsable de 70% des prélèvements d'eau dans le monde et près de 85% dans les pays en développement.
Du fait de la croissance démographique et économique, la demande en eau des habitations, des activités industrielles et de l'environnement lui-même augmente de plus en plus. Une concurrence pour l'approvisionnement est donc entrain s'installer avec le secteur agricole, alors que les ressources en eau sont de plus en plus limitées.
- La croissance agricole a un impact important sur la réduction de la pauvreté dans toutes les catégories de pays.
Des estimations sur un échantillon de pays montrent que la croissance du PIB (Produit Interieur Brut) due à l'agriculture contribue au moins 2 fois plus à réduire la pauvreté que la croissance du PIB due au secteur non agricole. En Chine, cette proportion s'élève à 3,5 et à 2,7 en Amérique latine.
- Le protoxyde d'azote (N2O) peut séjourner jusqu'à 120 ans dans l'atmosphère.
Lorsqu'il est issu de l'activité humaine, ce gaz à effet de serre est essentiellement émis par l'agriculture.
- En France, les transports sont responsables d'environ 34,8% des emissions de CO2 (dioxyde de carbone) en 2006.
Soit 137,8 millions de tonne équivalent CO2. Viennent ensuite l'industrie (23,5%), puis le résidentiel tertiaire institutionnel et commercial (22,7%). L'énergie, le traitement des déchets et l'agriculture/sylviculture représentent les 19% restants.
- Les minorités indigènes sont les premières victimes du changement climatique.
Fonte des glaces en Arctique, sécheresse en Afrique : le changement climatique a un impact très important sur les peuples en relation étroite avec leur environnement et aux modes de vie liés à l'agriculture et à l'élevage. De plus, quand une catastrophe naturelle survient, ils sont les derniers auxquels l'aide parvient.
- Les forêts françaises métropolitaines commencent à ressentir les effets du changement climatique.
Des dépérissements attribués au changement climatique sont observés sur des essences jusqu'ici considérées comme résistantes et en station (pin sylvestre, chênes vert et pubescent). Par ailleurs, les risques naturels (érosions des sols, incendies, tempêtes) devraient se trouver accrus, en premier lieu dans les forêts méridionales et de montagne.
- Entre 2004 et 2007, 561 rivières françaises ont été polluées aux hydrocarbures lors de mini-marées noires.
188 de ces pollutions ont été déclarées d'origine inconnue. Parmi les sinistres identifiés, l'industrie est mise en cause dans 72 cas, devant le transport routier (58), les particuliers (55), la distribution et livraison de polluants (44), les eaux pluviales et usées (40), la navigation (35), le vol et la malveillance (23) et l'agriculture (17).
- Des résidus de pesticides sont présents dans la plupart des vins, à l'exception des vins issus de l'agriculture biologique.
Bien que la superficie agricole de l'Union européenne couverte par le raisin ne représente que 3,5%, sa culture reçoit environ 15% des pesticides synthétiques appliqués aux grandes cultures, soit la part la plus importante au total, toute culture confondue, sauf les céréales.
- Pour 2006, les émissions de gaz à effet de serre de la France sont estimées à environ 541 millions de tonnes équivalent CO2.
Le secteur des transports représente 26% des émissions, le résidentiel 19%, l'industrie 20%, l'énergie 13%, l'agriculture 19%, le traitement des déchets 2%.
- En 2005, l'agriculture biologique ne représente que 2% de la surface agricole utile (SAU) en France.
La France fait figure de mauvais élève de l'Union européenne avec l'Irlande (0,8%) ou la Belgique (1,1%). D'autant plus que depuis 2003, ce chiffre n'a pas augmenté.
- Au sein de l'Union européenne, l'Autriche est le pays qui consacre le plus de surface agricole à l'agriculture biologique.
Soit 11% de sa surface agricole. Viennent ensuite l'Italie (8,4%), la Grèce, la République tchèque et l'Estonie (7,2%). La moyenne pour l'Union européenne est de 4,3%.
- La flambée des prix en 2008 a plongé 75 millions de personnes de plus au-dessous du seuil de la faim.
Cela porte aujourd'hui à 923 millions le nombre estimé de personnes sous-alimentées dans le monde en 2007. Le prix des denrées alimentaires a augmenté de 52% entre 2007 et 2008 et celui des engrais a presque doublé au cours de l'année dernière. À cela, s'ajoute aussi la hausse spectaculaire du prix du pétrole.
- Les AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne), une réponse pour "manger mieux" et contribuer au développement durable.
Ces associations locales regroupent des consommateurs (souvent urbains) qui souhaitent acheter des fruits et légumes de saison, frais et bio, tout en réduisant les coûts (intermédiaires, transport, emballages). Le principe est simple : l'AMAP s'accorde en début de saison sur un prix de panier avec un agriculteur local, qui le livre à l'association chaque semaine à jour et créneau horaires fixes.
- La permaculture est un ensemble de pratiques et de modes de pensée visant à créer des environnements humains durables.
Elle se base sur 3 principes éthiques : prendre soin de la Terre, prendre soin des humains et limiter la consommation, grâce à l'application correcte de techniques et stratégies de construction, agriculture, outils... Elle se concentre sur les relations entre les différents éléments d'un système (maison, propriété, village) et de leur place dans le paysage.